Clap de fin sur BD 20>21

BD 20>21 Année de la bande dessinée a recensé 2 300 événements, une mobilisation exceptionnelle dans un contexte de crise sanitaire grâce à la forte implication de tous les acteurs du secteur.

Annoncée par le ministre de la Culture, Franck Riester en décembre 2019, l’Année nationale de la bande dessinée était lancée officiellement le jeudi 30 janvier 2020 par le Président de la République lors de la 47e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Touchée de plein fouet par la pandémie du Covid-19, BD 20>21 aura bénéficié de 6 mois de prolongation dans le but de permettre, dans la mesure du possible, les reports et réorganisations nécessaires pour le maintien de ses manifestations.

Elle s’achève donc en cette fin de mois de juin avec le retour triomphant des festivals de bande dessinée « en présentiel » comme les Rendez-Vous BD d’Amiens et Lyon BD qui ont emporté un vif succès, ou encore les expositions-phares de BD 20>21, enfin données à (re)voir au public grâce à la réouverture des musées comme « Picasso et la bande dessinée » et « Kubini, les bandes dessinées d’Afrique.s » à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême.

À travers ses 2 300 événements et la forte mobilisation d’une grande diversité d’acteurs qui, malgré les perturbations liées au contexte sanitaire, ont défendu avec ferveur et énergie ce secteur très créatif et jouissant d’une forte attractivité auprès des Français, l’Année de la bande dessinée peut se féliciter d’avoir répondu à ses objectifs, à savoir :

  • promouvoir la bande dessinée auprès du public et valoriser le 9e art auprès des publics
    empêchés et éloignés du livre et de la lecture ;
  • accroître la visibilité de la bande dessinée en faisant naître des initiatives nouvelles et en
    mettant en avant les actions déjà existantes en France comme à l’étranger ;
  • valoriser et développer les usages de la bande dessinée comme support pédagogique
    notamment grâce à des résidences d’artistes dans le milieu scolaire ;
  • mieux faire connaître l’histoire de la bande dessinée, revisiter son histoire et ses spécificités
    graphiques à travers le monde ;
  • valoriser le patrimoine de la bande dessinée, afin de donner l’envie aux institutions artistiques
    de s’investir dans la bande dessinée ;
  • développer le 9e art dans l’espace universitaire et la recherche.

 

Cette manifestation nationale inédite aura permis de mieux ancrer le 9e art dans le paysage artistique et institutionnel de notre pays grâce à l’engagement de cette diversité de partenaires (collectivités publiques, institutions culturels, associations, libraires, structures socio-culturelles…). Elle a permis chez nombre de Français une prise de conscience de la richesse de son patrimoine et de son exceptionnelle vitalité créative grâce à une diversité d’autrices et auteurs talentueux qui la font vivre
sur l’ensemble du territoire. De nombreux événements ont pu se réaliser dans plusieurs pays étrangers grâce à l’implication des services culturels des ambassades, renforçant ainsi le rôle dynamique de la bande dessinée dans la promotion de la culture et de la langue françaises.